Arduino Due

Pour avoir un maximum d’I/O disponibles, j’ai acheté un clone d’Arduino Due qui remplacera mon Uno. Dans cet article, je vais conserver quelques notes utiles sur le Due.

Configuration de l’IDE Arduino

Dans votre IDE Arduino, allez dans Outils > Type de carte > Gestionnaire de carte, puis tapez “Due”. Sélectionnez ensuite “Arduino SAM Boards” et installez la dernière version (la 1.6.12 au moment où j’écris ces lignes).

Points d’attention quand vous développerez avec votre Due :

  • Le Due fonctionne en 3.3 V et non 5V comme le Uno. il accepte cependant le même chargeur standard que le Uno (7 à 12 V).
  • Il dispose aussi d’une sortie 5 V sur ses pins.
  • CURA peut occuper vos ports COM (USB). Fermez le avant de programmer un Arduino sous peine d’avoir un “accès refusé” au port sinon.

Pour tester votre carte, utilisez un code d’exemple. Par exemple “Blink”, qui fera clignoter la diode orange du Due.

Et voilà, notre remplaçant est prêt à… remplacer le Uno !

Système de retour de bille – Partie 1

Avant d’intégrer les flippers, il me semble bon de créer un système de gestion de la perte de bille. J’ai donc pas mal bossé sur un moyen de gérer les 3 billes du plateau. Ici, je n’intégrerai pas encore de capteur de billes.

D’abord j’ai voulu imiter le mécanisme d’un flipper habituel. Mais c’était sans compter sur la faiblesse de mes solénoïdes de 2A. Regardez, j’avais même un système d’injection qui tenait la route :

L’inclinaison nécessaire était insurmontable pour le petit solénoïde, mais le servo moteur s’en sortait bien.

Du coup, j’ai tenté un autre système capable de mettre en attente 3 billes.

  • Etape 1 : tester le principe sur une planche ayant la même inclinaison que le plateau final.
  • Etape 2 (à faire) : inclure des capteurs (il faut que je sache où en sont les 3 billes)
Les billes seront à terme maintenues par un sillon dans la planche.

Après quelques versions (6…), le principe marche sur une planche incliné à 6,5°. J’imprime donc le modèle final.

Vous noterez que vue la taille du système, j’ai dû l’imprimer en 3 parties :

  • Le support du solénoïde de récupération
  • un guide
  • un support de solénoïde de remise en jeu avec file d’attente des billes

J’aurai besoin à terme de savoir si un bille est présente devant chacun des solénoïdes. Je pense faire ça avec des bêtes photorésistances :

Montage d’une photorésistance

Et voici le code de l’Arduino :

int pinPhoto = 0;
int photocellReading;

void setup()
{
  // Init Serial
  Serial.begin(256000);
  while(!Serial); // Waiting for serial...
  Serial.println("Starting...");  
}

void loop()
{
  photocellReading = analogRead(pinPhoto);
  Serial.println(photocellReading);
}

Le retour de la photo résistance est un entier représentant la luminosité, mais il ne s’agit pas d’une valeur standardisée.

Mon montage “physique” de test est aussi fonctionnel. J’ai donc planché sur un moyen propre de l’intégrer à ma planche avec un support imprimé en 3D. Et voilà :

Bon, et bien dans le prochain test on saura si les deux combinés fonctionnent. Quelque part, je me demande pourquoi je n’ai jamais vu ça nulle part, ça annonce peut-être un mauvais moment, on verra. 🙂

La partie 2 de l’article c’est par ici.

Contrôle des flippers avec l’Arduino

Hello tout le monde ! Je m’attaque aujourd’hui à mon premier test de l’Arduino. Je l’ai déjà manipulé pour des projets persos, mais j’avais alors très peu d’électronique “brute”. Donc mon challenge là tout de suite, c’est de bien comprendre ce que je vais faire et de ne rien cramer ! Je sais, c’est ambitieux. Et au delà de ça, c’est de voir aussi si mon circuit est suffisamment réactif : l’appui sur le bouton d’un flipper doit déclencher immédiatement l’alimentation du solénoïde et la levée du flipper. Allez, je me lance.

Modélisation du circuit

Pour monter ma configuration, je suis basé sur un tuto du site Arduino Transistor Motor Control, quelques vidéos que vous verrez plus bas ainsi que le simulateur de circuit TinkerCad.

Vous remarquerez que sur la maquette, faute de trouver mieux, l’alimentation PC de 12V est remplacée par une pile 9 V et le solénoïde par un moteur. Voici le résultat :

Schéma d’alimentation d’un moteur

Une alimentation externe indispensable

Mais d’ailleurs, pourquoi une pile 9V en plus de l’alimentation de l’Arduino ? Et bien parce que les plus gros solénoïdes vont consommer 12 V / 8 A en pointe et qu’un Arduino est totalement incapable de fournir une telle puissance. J’aurais donc deux circuits avec des tensions différentes.

Un transistor pour faire le “pont”

Je vais utiliser un transistor TIP 120 qui va me permettre de manipuler le courant de l’alimentation PC (il supporte 5 A en continue et 8 A en pointe). Ici, l’Arduino envoie un courant sur sa pin 9 lorsque l’on presse le bouton, ce qui permet de laisser passer le courant vers le solénoïde.

De gauche à droite: la base, le collecteur et l’émetteur.

La planche à pain

Je vais faire mes tests sur une breadboard (une planche de maquettage) sur laquelle :

  • les trous des lignes + sont connectés ensemble, idem pour les -,
  • les trous des colonnes sont connectés ensemble.

Et oui, je pars de loin. ^^

Simuler un bouton de flipper

Je vais connecter un bouton à l’Arduino. Je tire donc deux fils de l’alimentation 5 V de l’Arduino pour alimenter mon “breadboard”, puis j’alimente le bouton. Je relie aussi la pin “digital” 2 de l’Arduino à ce circuit qui regardera si un courant passe. Lorsque ce sera le cas, l’Arduino alimentera le moteur.

Deux choses importantes à noter sur ce bouton :

1. la présence d’une résistance qui est là pour éviter un court-circuit. Un circuit fermé sans aucune résistance va tout simplement brûler.

2. l’emplacement de la connexion de la pin 2 de l’Arduino sur la board n’est pas anodine. Je vous invite à regarder cette vidéo explicative :

Programmer l’Arduino

J’ai “téléversé” le code ci-dessous sur l’Arduino. En gros il dit : si le bouton est appuyé, le moteur est alimenté via le transistor et tourne.

int pinButton = 2;
int pinMotor = 9;
int valueButton = LOW;

void setup()
{
  // Init Serial
  Serial.begin(256000);
  while(!Serial); // Waiting for serial...
  Serial.println("Starting...");  
  
  // Set pin mode
  pinMode(pinButton, INPUT);
  pinMode(pinMotor, OUTPUT);
}

void loop()
{
  // Read pin 2
  valueButton = digitalRead(pinButton);

  // Write on pin 9
  if (valueButton == HIGH) {
    digitalWrite(pinMotor, HIGH);
  }
  else {
    digitalWrite(pinMotor, LOW);
  }
  
  Serial.println(valueButton); 

  delay(10);
}

Pour plus de détail, voici une vidéo expliquant comment connecter un moteur :

Le circuit en vrai

Mon circuit théorique fonctionne, on va voir maintenant ce que ça donne en vrai.

Compilation et mise à jour de l’Arduino

J’ai mis à jour l’Arduino, il n’y a plus qu’à faire les branchements :

Bon, et bien, il ne reste plus qu’à allumer l’alim de 12V et voir ce que ça donne :

Victoire partielle… Le principe fonctionne et le solénoïde me semble assez réactif. Seulement, ça ne marche pas avec le gros solénoïde de 8 A qui reste immobile, sauf si je le connecte directement à l’alimentation. Je vais creuser ça.

Un circuit final entièrement fonctionnel

Et bien voilà, j’ai vaincu la bête. J’ai finalement utilisé une planche de 4 MOSFETs que j’ai commandée chez Ali Express. Elle repose sur le même principe, mais elle a plusieurs avantages :

  1. Elle évite un bordel de fil et des soudures + joint 4 canaux.
  2. Les fils sont mieux fixés.
  3. Elle contient non pas des transistors TIP 120 qui fonctionnent avec un maximum de 8A mais des IRF 540 qui peuvent atteindre les 23 A.

Voici le nouveau montage :

Vous pouvez déjà remarquer que la breadboard ne contient plus que l’électronique nécessaire au bouton (qui ne change pas).

Sur la planche des transistors, notez à droite la connexion de :

  • la base (fil blanc)
  • l’entrée des 5 V de l’Arduino (en rouge)
  • la masse (en noir)

Et à gauche, vous avez l’interface avec le “circuit de puissance”, avec :

  • la connexion de l’alimentation 12 V en jaune et noir,
  • la sortie vers le solénoïde sur le bornier vert (les deux fils noirs).

Pour bien comprendre le schéma de câblage et comme j’ai galéré à le trouver, le voici :

Et le résultat en vidéo :

Ca c’est fait ! Youhou !
(par contre j’ai perdu mon pari en cramant un TIP120… 😉 )

Tu ne chaufferas pas !

Je pense également avoir résolu le problème de surchauffe du solénoïde. Je vais tout bêtement utiliser le PWM, la simulation de sortie analogique de l’Ardnuino. Par exemple, le code suivant fait que le flipper se lève avec force (100%) pendant 500ms, puis est à peine maintenu pendant encore 500ms (60%).

analogWrite(9, 255);
delay(500);
analogWrite(9, 150);
delay(500); 

A moins que le PWM soit connu pour endommager les solénoïdes, je vais partir là dessus.

A bientôt ! 🙂

Impression d’un flipper (acte 2)

Suite à l’échec de mon premier test, je persévère. J’ai décidé cette fois de mettre toutes le chances de mon côté.

  1. J’imprime la pièce fragile avec la technique dite du “pied de déshumidificateur
  2. J’imprime la pièce sur son flanc, ainsi le filament couvrira toute la longueur du cylindre au lieu de faire des cercles concentriques qui seraient autant de lignes de casse prédécoupées.
  3. J’imprime la pièce avec un remplissage de 80%

Normalement, on a déjà quelque chose de plus solide. Comme vous pouvez le voir sur les captures ci-dessous, j’avais prévu d’inclure une clé BTR pour solidifier le design, mais a priori, la nouvelle conception suffit. Il faudra voir dans le temps ce que ça donne.

La pièce qui avait cassé lors du premier essai résistera-t-elle ? Suspense insoutenable.
Et le flipper avec le “négatif” de la clé BTR

Passons au test :

Et c’est une victoire de Canard !

La puissance semble suffisante.

Les prochaines améliorations à apporter :

  • bien calculer les angles du flipper au repos et alimenté,
  • prévoir une buttée pour que le flipper soit limité en débattement,
  • prévoir un ressort ou un élastique pour le retour du flipper en position d’attente,
  • tester avec le passage par un Arduino pour calculer le temps de latence induit.
  • trouver un moyen de baisser le courant de 50% lorsque le flipper est levé pour ne pas cramer le solénoïde,
  • imprimer et ajouter un élastique TPU sur le flipper,

Et parce que ces tests n’ont pas été fructueux en une fois, j’ajoute une petite note sur l’impression : ne pas appliquer une trop grande différence de température entre la première couche et les suivantes. Le plastique pourrait se replier sur lui-même et tordre la pièce.

C’est cool, je progresse. ^^ A bientôt !

Impression d’un flipper (acte 1)

C’est le moment de tenter l’impression d’un premier flipper. Ici, il s’agit d’une version réduite à 6 cm basée sur un modèle Williams.
Ce fut court (et foireux), mais plein d’enseignements :

1. Ne pas mettre en pause l’imprimante.
J’ai voulu voir si ça pouvait impacter l’intégrité de la pièce et la réponse est : oui ! Comme vous pouvez le voir sur la photo, la pièce a cédé à l’endroit de la pause.

Le résultat moyennement convaincant.

2. Prévoir une structure solide.
Quoi qu’il en soit, mon impression était classique et donc fragile (d’autant que j’ai laissé un remplissage interne faible).

Je me suis rendu compte que le contact entre deux parties d’une même pièce imprimée n’est pas toujours fiable et peut se casser facilement (par exemple un petit cylindre posé sur un plus gros). Cela est dû à la surface de contact pas du tout optimisée.

J’ai deux solutions en tête :
– utiliser une clé BTR dans la structure du flipper
– utiliser une technique que j’ai mise en place pour un pied de déshumidificateur :

Pied de déshumidificateur

Ce design permet de mieux absorber l’effort latéral car le cylindre principal est fait d’une pièce avec des supports qui font le pont avec le gros cylindre.

Petite aparté technique sur “pourquoi ça se pète sans optimisation ?”
Et bien je déduis que les fichiers STL que je génère ne contiennent que la “coque externe” de mon objet 3D. Ils ne permettent donc pas au slicer d’optimiser son tracer pour rendre l’objet “résistant”. C’est ballot et je n’ai pas encore trouvé de solution à ça. D’ailleurs s’il y en a une, elle va rendre le design 3D considérablement plus compliqué en intégrant des notions de déplacement de la buse qui concernent normalement le slicer. Ces mouvements sont aujourd’hui définis dans Cura (mon slicer) exclusivement de façon automatique. C’est pourquoi j’ai préféré modifier le design du pied (c’était ça ou le marteau).

Bref, l’impression de mes pieds était un succès et je vais tâcher de l’adapter aux flippers.

3. On peut emboîter des pièces au marteau
Jeff m’avait dit qu’on pouvait le faire, mais ça me semblait un poil bourrin. Et bien si les pièces résistent, c’est tout à fait possible. A noter : j’ai biseauté la partie haute pour faciliter l’insertion.

Les pièces du test (ce à quoi ça aurait dû ressembler).

Prochaine étape : je vais réessayer avec un meilleur remplissage et tâcher d’utiliser la “technique du pied”.

Upgrade carte mère Ender 3 Pro

Bonjour à tous ! Et voilà, j’ai profité du confinement pour mettre à jour la carte mère de la Creality Ender 3 Pro de la version 1.1.4 à la version 1.1.5.

Pourquoi, ô grands dieux me suis-je lancé là dedans ?

Pour imprimer les éléments de plateau du flipper, je vais avoir un recours important à l’impression 3D, alors autant que je fasse en sorte que ce soit confortable et cette carte mère a plusieurs avantages :

  1. Elle me permettra de dormir la nuit car elle est ultra silencieuse. Après mise à jour, on n’entend (quasiment) plus que le bruit des ventilateurs. Finie la jolie mélodie du moteur.
  2. Elle contient une version à jour du Firmware en Marlin 1.1.8 qui détecte notamment les problèmes de températures (vous préservant normalement des incendies liés aux surchauffes).
  3. Elle contient un bootloader et devrait me permettre de mettre à jour Marlin depuis l’interface de l’Octopi quand il sera prêt.

L’installation

Voici une petite vidéo du montage par KaminoKGY :

Bon à savoir : la plupart des vidéos concerne la version non “pro” de la Ender. Sur la Pro, le capot est renversé pour éviter que du plastique tombe dans la cavité du ventilateur. Ca ne change pas grand chose si ce n’est qu’il faut dévisser le capot sous l’imprimante (3 vis) et retirer une vis de l’autre côté :

Pour moi, ça s’est assez bien passé en suivant le tuto que j’ai inséré plus haut. D’autant qu’avec l’imprimante, j’ai reçu tous les outils pour effectuer l’opération.

Petit bordel de câble. La plupart son étiquetés, mais pas tous !

Pensez bien à regarder où vont les fils. J’ai eu la maladresse d’inverser les fils rouge et noir de l’arrivée électrique (oui, je sais…). Heureusement, la carte mère a été indulgente. L’alim’ n’a pas démarré et une fois tout remis en place, j’ai pu voir mon bel écran d’accueil.

Et voilà !

Voici le même objet imprimé à gauche avec la carte mère initiale, à droite avec la nouvelle. Pas de différence notable.

A gauche une impression avec la carte mère 1.1.4, à droite avec la 1.1.5 silencieuse.

Test d’un solénoïde de 8A

Dans mon premier test, le solénoïde de 1,6A n’était pas assez puissant pour mouvoir les flippers. On va donc faire le même test avec un engin de toujours 12V, mais cette fois de 8A.

En bas le premier solénoïde, en haut le nouveau.

Sachez que l’appareil est en vente sur Amazon en livraison express et sur Banggood en livraison pas du tout express (mais moins cher).

Testons !

Le but est d’estimer si la puissance sera suffisante pour animer les flippers et les bumpers. A vrai dire, j’ai pu les voir en action sur le site The Practical Engineer, donc j’ai déjà une bonne idée de la puissance. Mais que cela ne m’empêche pas de jouer un peu avec :

La bille pèse 24g et le pot de vis 186g. Le solénoïde a un débattement de 35mm. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi ça me semble suffisant. Difficile toutefois d’estimer la chauffe à ce stade (ces appareils flambent si laissés à “pleine puissance” plus de quelques secondes).

Bon, on a notre gros solénoïde ! Prochaines étapes :

  • les plans d’un flipper pour le tester en condition réelles (avec axe et ressort)
  • le design du circuit électrique qui permet de baisser la puissance de moitié une fois le flip levé.
  • répondre à cette question : est-ce que le délai entre l’appui sur un bouton, le traitement par l’arduino et la levée du flipper est raisonnable ? Ou faut-il juste notifier l’arduino avec un autre switch ?

Des réponses au prochain numéro ! Et en parallèle, j’avance sur l’upgrade de l’imprimante (voir le sujet dans le menu). A bientôt !

L’imprimante 3D entre en jeu

Quand j’ai commencé le projet “Flipper”, je me suis dit que je ferai moi-même les éléments de plateau plutôt que de les acheter. Ca tombait bien, car quand on fait un flip réduit aux 2/3 de la taille originale, on est bien obligé de tout réinventer.

Pour façonner le bois, j’ai donc acheté un Dremel sans marque (enfin si, ParkSide) et je me suis dit que ça allait me suffire. Ô naïveté…

J’ai donc testé la découpe du bois et… c’est compliqué d’avoir quelque chose de propre avec peu de matériel. Mon domaine, c’est l’informatique, redécouvrir les contraintes de la physique, c’est… perturbant.

Ah gravité, tu es une chienne sans coeur.

Donc, si je peux éviter de me ridiculiser en découpant mal du bois sur ce blog, c’est mieux. Mais qu’ai-je comme alternative ?

Jefflec m’avait impressionné avec son Anet A8, une imprimante 3D de moins de 150 balles propre et précise (pour peu que l’on maîtrise les arcanes de l’impression 3D). Alors, me dis-je, pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups en m’initiant à cet art tout en créant de jolis éléments de plateaux ? Et j’ai fini par craquer et vider ma tirelire…

Mon choix s’est porté sur la Creality Ender 3 Pro que l’on peut parfois trouver à 180€. C’est un très bon rapport qualité prix selon moi.

Creality Ender 3 Pro

Une fois reçue, l’engin est facile à monter et après quelques conseils et tutos, on la prend en main sans trop de difficultés. Je m’en suis servi pour imprimer des figurines, des pièces d’appareils, et bientôt mes éléments de plateau. Elle tiendra donc une place importante dans la conception du flipper.

Les upgrades

L’imprimante est à elle seule un sujet extrêmement vaste. Je vais donc me limiter à ce qui m’est utile dans la création des éléments de plateau, à commencer par les upgrades.

Les imprimantes 3D “pas chères” sont souvent personnalisables et je vous parlerai dans de prochains posts des améliorations qui devraient beaucoup m’aider. Un peu de teasing :

Octopi

Vous pouvez choisir de connecter votre imprimante à votre PC, mais si comme moi vous la laissez dans une pièce à part, il vous faudra transporter votre carte microSD du PC à la Ender. Pour y remédier et ajouter au passage une palanquée de fonctionnalités, vous pouvez recycler un RaspberryPi en serveur d’impression avec un OS adapté : il s’agit d’Octopi. Je ferai un sujet dédié à ce module.

La matériel pour un Octopi.

Carte mère silencieuse

Un défaut de la Ender-3 est le bruit de ses moteurs. J’ai donc acheté une nouvelle carte mère qui l’annule, tout simplement. Il restera juste le bruit des ventilateurs. Cette upgrade est rendue d’autant plus intéressante qu’elle embarque un bootloader qui devrait me permettre de mettre à jour l’OS via Octopi et ainsi d’installer un BL Touch (outil de nivellement). Notez qu’il est possible de mettre un bootloader sans passer par le changement de carte mère, mais au vue des améliorations globales, j’ai choisi l’option “remplacement”.

Carte mère silencieuse pour Ender 3 Pro

Boitier

Je vous parlerai également d’un boitier qui protégera l’imprimante, permettra de garder une température constante et évitera la propagation de fumées plus ou moins toxiques (ABS).

Voilà voilà. Vous aurez compris, maîtriser l’imprimante prendra une place non négligeable dans la réalisation du projet. Je publierai sur le sujet dés que j’aurais testé les upgrades.

A bientôt !

Test du premier solénoïde

Bonjour à tous ! Aujourd’hui est un grand jour, c’est le tout premier test des solénoïdes !

Voici ce que j’ai reçu : un solénoïde 12V /1,6A de chez AliExpress. Ceux d’autres marques étaient à plus de 20€, alors avant de m’engager, on va tester celui-ci. S’il n’est pas assez puissant, il va au moins m’aider à me faire une idée de ce dont j’ai besoin. Je vous avoue que j’ai un doute pour l’alimentation des flippers et des bumpers.

Un solénoïde 12V

Armé de mon alimentation PC 12V dûment “hackée“, je vais déjà tenter d’alimenter le solénoïde. Pour ça, je vais jeter un œil aux caractéristiques :

Ampérage de l’alimentation

Il y a 2 sorties +12V de 16 et 17A. A priori, la première dessert les prises molex et la seconde alimente le processeur sur une sortie à 4 connecteurs. Pour mémo, la sortie 12V est toujours la sortie jaune.

La sortie 12V de l’alimentation du processeur

Pour un test efficace et n’ayant pour l’instant que deux bras, j’imprime un petit boitier. Il s’agit tout bêtement de faire en sorte que le solénoïde ne recule pas lorsqu’il frappera la bille (et j’agrémente le tout de colle car il saute, le machin).

Pour rappel, j’utilise une bille de 17mm et le solénoïde mesure 30x16x14mm (hors plongeur).

Le montage final

Et voilà ce que ça donne quand on envoie le jus :

Ca fonctionne ! C’est bon, mais ce n’est pas très puissant : pas assez pour alimenter des flippers. Je vais donc réserver ces solénoïdes à de petites tâches (comme envoyer la bille sur le lance bille).

Je suis cependant très content, car sur le principe, ça marche !

Pour l’anecdote, j’ai provoqué un petit court-circuit (fallait bien). Sachez qu’une bonne alimentation PC vous fera la tronche pendant 10 minutes, mais qu’ensuite elle reviendra (probablement) à la vie.

Prochaine étape, le test d’un bon gros solénoïde des familles. Je vous tiens au jus. 🙂

Ajout du 10/03/2020 :
Pour monter un peu en gamme, j’ai acheté un solénoïde beaucoup plus puissant :

EsportsMJJ C. C 12V

Lui aussi fonctionne en 12V mais il a une intensité de 8A contre 1,6 pour le premier. Je l’ai commandé chez Amazon, ce qui me permettra de le recevoir dans la journée. Il existe également chez BangGood pour la moitié du prix mais avec 20 jours de transport.

Bref, je vais tester ça. En attendant, j’ai trouvé ce garçon qui l’a utilisé et je pense qu’il y a moyen de moyenner. 🙂

Alimenter le flipper

Je me suis longtemps demandé comment j’allais alimenter ce flipper car tout ce que je connais se limite vaguement à la petite électronique (je suis informaticien à la base). J’ai cependant trouvé ce qui pourrait être mon Graal : une alimentation de PC !

Pourquoi une alimentation de PC ?

Voici les tensions dont je vais avoir besoin :

  • des solénoïdes en 12V
  • un arduino en 5 ou 3.3V

Et une alimentation de PC produit miraculeusement tout ça :

Fiche technique d’une vieille alimentation (PSU) Antec de 430W.

Pour éviter que vous ne plissiez les yeux, je résume ce que l’alim m’offre :

  • du 5V / 20A
  • du 3.3V / 20A
  • du 12V / 17A

Ca a l’air nickel ! Il reste juste à espérer que je n’aurai pas à utiliser des solénoïdes de plus de 40V comme sur les vrais flippers après mes tests !

Comment utiliser cette alim ?

Il ne faut pas oublier que ces alimentations sont destinées à alimenter des cartes mères de PC. On a donc normalement quelque chose de stable (surtout avec une Antec) mais qui n’est pas destiné à fonctionner sans un PC autour. Pour démarrer le bousin, il suffit de court-circuiter le connecteur “PS_ON” avec une masse (sources : Power_supply_unit: Wiring diagrams et EragonTh)

Schéma des connecteurs d’une alimentation ATX.

Sur le principe, c’est assez simple : il suffit de coller un fil (trombone) entre les deux connecteurs. Je ne vous conseille pas d’essayer avec d’autres connecteurs. Je me sens également obligé de vous rappeler que manipuler l’électricité doit se faire prise débranchée. Cela va sans dire, mais ça va mieux en le disant.

Le trombone connecte le fil vert (POWER ON) à un fil noir (masse).

Une fois le montage fait, mon ventilateur d’alimentation démarre discrètement : c’est gagné.

Prochaine étape : trouver une solution un peu élégante pour éviter les cours jus et brancher des solénoïdes dessus.

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