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Le phénix

Assez littéralement, le projet renaît de ses cendres. Souvenez-vous : j’avais fait fondre un câble Molex chinois dont la section était trop fine, puis j’avais mis fin prématurément à la vie de l’Arduino Due en lui proposant du 12V. Les dégâts ne se sont pas limités à l’Arduino et ont au moins attaqué l’écran dot matrix…

Passé une période d’exaspération, j’ai fait deux pas en arrière mais maintenant j’y retourne !

Début d’incendie

Constatation des dégâts

Dieu soit loué, après avoir vérifié l’ensemble du plateau, j’ai effectivement perdu l’écran, mais les flippers sont fonctionnels et le code les fait bouger !
J’avais un problème de retour des flippers en position basse et je l’ai réglé dans la foulée en ponçant le côté rugueux de la palette (en bleu ci-dessous). Pourquoi ce côté était-il rugueux ? Parce que c’est de ce côté qu’était le support d’impression.

Sur cette palette, j’ai poncé l’intérieur qui était rugueux.

C’est la (MOS)fête

Petite anecdote : j’ai acheté des MOSFETs sur Amazon qui me semblaient être basés sur le même schéma que ceux d’AliExpress. Erreur, à 17€, ils ont été livrés sans aucune documentation et chaque test a fait cramer un MOSFET. Donc c’est un fait avéré, je suis une quiche en électronique et je vais préférer le truc chinois moins cher qui marche.

L’écran est mort, vive l’écran !

L’article L’afficheur à LEDs avait été écrit avant le grand incendie d’avril 2020. Aujourd’hui, comme l’écran que vous avez pu voir ne répond plus, il va falloir que je trouve un autre système. Ca va me permettre de tester quelque chose de plus ambitieux (et lisible ?).

Du coup, je me lance dans un sous-projet avec un écran dot matrix haute résolution acheté chez mes potes chinois (ne croyez pas que je touche des coms pour ces liens ^^).

4 modules de 8×8 LEDs (256 LEDs), c’est finalement assez léger.

Le projet est très sympa car il consiste à manipuler un écran de 64×64 LEDs. Seulement, il y a quelques contraintes :

  • il faut de la puissance de calcul pour manipuler 4096 LEDs RGB.
  • le Due doit être dédié au fonctionnement du flipper et ne soit pas consacrer trop de CPU à l’affichage

Pour me familiariser avec cet écran, je vais commencer par (essayer de) créer un objet design : un “notificateur” un peu joli qui puisse s’intégrer dans un salon. Si ça fonctionne, je passerai sur un écran plus adapté au flipper.

Je vous parlerai de ce projet dés que j’aurai commencé à jouer avec les composants. Je sais déjà que je pourrai interroger une palanquée de web services (déjà fait dans un projet précédent) comme récupérer l’heure atomique, la météo, des news, etc.

Concernant le matos : je vais essayer de créer un écran autonome avec son propre contrôleur, un truc sobre mais assez coui**u : un WeMos D1 Mini boosté (sorte d’Arduino), car il faut ça pour alimenter de façon fluide 4096 LEDs.

Petit mais costaud, un ESP8266 ESP32

Et l’écran sera un pavé P2.5 160*160mm en 64*64 pixels de chez… Ali, ouiii, vous êtes forts ! Ce qui est amusant, c’est que ces écrans sont ceux utilisés pour monter des murs d’image. Heureusement, quand il n’y a qu’un seul module 64×64, pas besoin de recourir à des cartes “graphiques” chères, mon Wemos suffira.

Le panneau de test.

Côté planning, je vais donc commencer par ce projet autonome pour en faire un PoC, voire une oeuvre d’art (on se motive comme on peut). Ensuite, je vais probablement utiliser un écran de plus faible définition pour le flipper (qui peut le plus, peut le moins ^^) et tâcher de faire communiquer le Due du flipper avec un Wemos D1 de façon à ce que le Due soit toujours le plus libre possible.

Bon, la motivation revient, donc on y retourne ! (mais en même temps, je reprends le taff, donc à un train de sénateur). See ya !

Brûleeeerrr !

Je mets le projet en pause jusqu’au 6 mai parce que décidément, je ne suis pas très doué avec mes petits doigts boudinés.

Pour tout vous dire, j’ai cramé l’Arduino à cause d’un bête court-circuit : deux brins de fils en 12V qui se touchent, un petit “pouf”, un ridicule nuage de fumée, et plus rien, plus de jus dans le Due. Je viens aussi de vérifier mes cartes de MOSFETS, 2 canaux sont HS car ils laissent toujours passer le courant. C’est ballot quand je pense que j’ai réussi à souder sans faire de court-jus jusqu’ici. C’est la vie “physique”, faut que je m’y fasse. ^^’

La prochaine étape est la réception d’un nouvel Arduino Due qui devrait arriver le 6 mai. D’ici là, je vais tout de même publier 2 articles sur l’écran LED (s’il n’a pas été atteint par le grand blackout) et sur le lance bille que j’ai enfin réussi à faire. Et peut-être, peut-être qu’ensuite, j’arriverai enfin à tester ces £#@%* de flippers !

Petite info du jour : manifestement certains vols chinois reprennent. J’ai reçu aujourd’hui plusieurs commandes AliExpress (dont mes cartes MOSFETs à 6€ que j’ai payées 17€ chez Amazon et que j’ai reçues hier, haha).

A bientôt 🙂

Point d’étape du 18 avril

Je n’ai pas fait d’avancée majeure ces dernier temps, mais je ne glande pas ! 😉 Le confinement fait que mes commandes Ali Express sont vraisemblablement bloquées alors je me débrouille, j’avance à tâton. Mais j’avance :

  • J’ai percé les emplacements des flippers, non sans une certaine fébrilité car j’ai l’habitude de trouer puis de dire “Ah merde, c’était pas là, ça va faire con…”
  • J’ai corrigé l’angle des flippers qui ne sera plus de 25 mais de 35° (on voit la différence sur la photo suivante). Je me tâte aussi sur les 6.5° d’inclinaison, mais ça dépendra de la puissance des flippers.
  • J’ai ajouté les guides vers le trou de la perte de balle (en noir).
  • J’ai ajouté quelques menues améliorations comme la tour de rebond dans le trou de perte, et des éléments de maintien des solénoïdes de 2 A.
  • J’attends la livraison de roulements à bille de 8 mm pour maintenir les flippers et monter tout ça. Ca sera un article à part entière !
Le bas du flipper
  • J’ai fait ce qui devrait être le design final du pied du flipper qui sera actionné par le solénoïde de 8 A. Je considère que c’est vraiment LE truc à ne pas rater sur le flipper.
Le pied de flipper qui sera actionné par le gros solénoïde sous le plateau
  • J’ai créé des couloirs latéraux en PLA et à ma grande surprise, ça se comporte de façon satisfaisante. Les gros guides bleus vers les flippers fonctionnent, je vais juste les épaissir si la bille reste bloquée par le flipper lors de mes prochains tests.
Couloirs létéraux
  • J’ai créé un gabarit pour réaliser les bumpers latéraux (sur la photo ci-dessus).
  • J’ai testé l’impression en TPU des gros élastiques. J’ai découvert (mais sans surprise) qu’il va me falloir étirer l’élastique au-delà de la taille prévue pour qu’il soit bien tendu. J’espère que le TPU ne perd pas son élasticité avec le temps (je teste).
  • J’ai galéré à trouver la vitesse d’impression et la température idéale avec le TPU SUNLU. Ce qui fonctionne pour moi :
    • une rétractation faible
    • une vitesse d’impression lente à 20 mm/s
    • une température de 220° pour que la première couche adhère et 210 ensuite.
    • une température de 70° pour mon bed et de 60 ensuite (je pense que les beds des Ender 3 Pro chauffent moins fort que les beds en verre).
    • Une hauteur de couche de 0.28 mm.
    • une rétractation nulle ou très faible.
    • un cierge de prière, magnum édition.
  • Pour les bumpers latéraux : j’ai commencé à réfléchir au montage d’un capteur et d’un solénoïde de renvoi de la bille. Ca sera moins chaud qu’un bumper champignon, mais quand même…
  • J’ai monté un squelette de bumper latéral avec mes poteaux maison :
Un début de bumper. Il est étiré de 1cm de plus sur son côté le plus long pour que l’élastique soit tendu.
  • Je n’ai pas encore réussi à créer un lance-bille compact, mais j’y travaille…
  • J’ai de bonnes idées pour les bumpers champignons avec une grille métallique qui fera le contact sur une autre grille. On en reparlera.
  • J’ai réfléchi à la couverture de la zone basse et à lui ajouter un bandeau de leds qui me permettra au passage d’illuminer les photorésistances.
  • Je pense vous faire une section avec les STL qui fonctionnent bien pour la conception des pièces en 3D.
  • Faudrait que je ne tarde pas à vernir le plateau ! ^^
  • Etc.

Bref, je suis sur tous les fronts en ce moment. 🙂
Le prochain article parlera normalement des flippers. Suspense !

Je fabrique mon flipper, première !

Bonjour à tous ! En 2020, j’entame un projet perso : la fabrication d’un petit flipper ! Je vais tâcher de poster ici régulièrement des articles sur l’avancée du projet.

Pour aujourd’hui, faisons un petit état des lieux, je ne vais pas rentrer dans le détail.

Pourquoi un flipper ?

D’abord parce que les flips ont baigné mon enfance. J’ai écumé les salles d’arcade à la recherche de nouveaux défis et autres hi-scores à éclater. Et aussi car j’ai envie de faire connaître ce hobby à ma descendance.

Ma marque préférée, celle qui m’a rendu dingue de flips dans les années 90, c’est Bally. Notamment grâce à deux monstres sacrés :

Adams Family est le premier flipper doté d’un écran “dot matrix” que j’ai rencontré. J’ai adoré ses différents modes de jeu associés à chaque pièce du manoir ainsi que son ambiance. Quant à Twilight zone, c’était pour moi l’apogée de Bally avec des tas de surprises comme un plateau magnétique, une “power ball”, des modes de dingues et une qualité démente.

Et pourquoi ne pas en acheter un ?

Raison numéro 1 : les flippers dot matrix sont extrêmement chers (et je préfère investir dans ma collection de lamborghinis) : il faut quand même aligner quelques milliers d’euros pour un bon plateau. Et j’ai pas vraiment que ça à faire, voyez.

On va ensuite retrouver des vieux bousins tout à fait respectables et abordables pour quelques centaines d’euros, mais il faut bien avouer qu’outre un bel objet de collection dans un salon, on ne va pas s’en servir souvent : on s’en lasse.

Je n’ai pas non plus envie de créer un flipper virtuel car même s’ils sont géniaux et très réalistes, il manquera toujours le ressenti. Et puis, même virtuel, c’est toujours cher.

Quant aux jouets, ils sont sympas pour les enfants, mais généralement assez simplistes. J’avais celui-ci dans mon enfance :

Raison numéro 2 pour fabriquer son propre flipper : ça devrait être fun. Un flip, c’est aussi un mix de technologies : électricité, électronique, informatique, travail du bois, impression 3D et j’en passe. C’est un projet qui aura au moins le mérite de me faire monter en compétence sur ces sujets.

Par quoi commencer ?

Ouh là ! La bonne question. D’abord par Internet pour voir si des gens ont eu l’idée avant moi… Et bien sûr c’est Internet, donc c’est le cas !

Ce que les gens ont fait est vraiment top. Certains ont fait des flippers en bois, d’autres misé sur l’électronique, Element 14 a tenté la totale et les résultats sont assez sympas, sans toute fois atteindre le ressenti d’un flipper d’arcade. La tâche s’annonce donc ardue et j’ai un paquet de problèmes à régler :

  • Le travail du bois
  • L’alimentation électrique
  • L’électronique (tensions différentes, réactivité des éléments…)
  • Les éléments de plateaux, dont :
    • les rampes
    • les bumpers latéraux
    • les pop bumpers

J’ai bien conscience que ça ne va pas être facile, notamment pour les pop bumpers.

Le projet

Allez hop, on se lance.

J’ai d’abord voulu faire un flipper en bois pour enfant. Mais l’idée s’est enrichie au point qu’aujourd’hui, je veux quasiment fabriquer un vrai flipper. Je vais détailler mes petites spécifications, mais elles seront menées à changer en fonction de ce que j’arriverai à faire.

Dimensions

Le bestiau mesurera environ 2/3 d’un plateau normal. Un flipper classique mesure 110 x 54 cm avec une bille de 27 mm et un angle de 6.5°. Le mien mesurera 40 cm de large par environ 80 cm avec une bille de 170 mm. Je conserverai le même angle.

Electronique

Je pense partir sur un Arduino Due pour la détection des entrées / sorties et l’affichage sur un écran 4×16 caractères. Ne vous inquiétez pas, j’aurai amplement le temps de parler de tous les problèmes rencontrés dans les prochains articles…

Alimentation

Le plus simple me semble de partir sur une alimentation de PC (PSU) qui fournit du 3.3, 5 et 12V. Ca me parait idéal, étant donné que les arduinos fonctionnent avec du 5V (Uno) ou 3.3V (Due) et que les solénoïdes que je vais tester sont en 12V.

Le matériel

Les outils !

Pour les outils, j’ai à ma disposition :

  • Une défonceuse Parkside (40€ chez Lidl)
  • Un outil rotatif Tacklife type Dremel (30€ chez Amazon) et ses accessoires (20€ chez Amazon)
  • Une imprimande 3D Ender 3 Pro (180€ chez Banggood).
  • Une scie circulaire
  • Une scie sauteuse
  • Une perceuse / visseuse
  • Etc.

Les éléments de plateau

Alors là, on va y aller à tâtons. J’ai déjà besoin de tester… tout. Je ne vais pas rentrer dans le détail tout de suite, on aura le temps de revenir sur ces éléments :

  • Des ressorts
  • Des abaisseurs de tension
  • Des solénoïdes linéaires 12V
  • Des boutons de flipper d’arcade
  • Peu de rapport, mais je vous parlerai aussi d’Octopi pour l’imprimante.
  • Etc.

Le plus relou dans tout ça, c’est que je commande pas mal sur AliExpress et que si ça ne coûte rien, ça met plusieurs semaines à arriver. Et pour les esprits chafouins qui diraient “Bouuuuuh, tu fais travailler des enfants chinois”, qu’ils se demandent d’où vient leur électronique et notamment leur smartphone pas Fair. ^^

L’imprimante 3D

Je sais ce que vous pensez : “T’as carrément acheté une imprimante 3D pour faire des pièces de flipper ?”. Et bien oui, mais non.

Ca faisait un moment que Jefflec m’avait fait languir avec son Anet A8, et j’avais bien envie d’imprimer à mon tour des objets (plus ou moins) utiles (personnages, bouton de micro-onde, pièces diverses). C’est quand je me suis rendu compte que travailler le bois pour faire les objets du plateau allait être une tannée que j’ai sauté le pas et acquis une Creality Ender 3D Pro.

L’avantage d’imprimer, c’est que ce sera précis et ré-imprimable à loisir (itérations).

Le plan

J’ai commencé à faire un plan sur un outil de CAO très simple nommé Tinkercad (et avant, je l’ai fait sur un outil encore plus simple nommé “papier”). Ca m’a donné une bonne vue d’ensemble du bouzin.

Les schémas ci-dessus ne sont pas définitifs.

Au prochain épisode…

Voilà, j’ai essayé d’être concis. Jusque là je compilais les informations dans un forum, mais je devrais pouvoir faire beaucoup plus clair ici. Je créerai des pages fixes (pour la matériel par exemple) et les articles vous permettront de suivre l’évolution du projet. Le mode blog me forcera à être clair.

Comme tout projet personnel, il tient à ma motivation. Je vais essayer le mener à bien sur le courant de l’année 2020, et si j’aboutis à quelque chose de fonctionnel, je serai content. Si ça vous intéresse, abonnez-vous en laissant votre adresse mail sur le côté ou en vous rendant sur Facebook (plus facile, moins de trucs à taper) sur la page des blogs de Northgate.

A bientôt pour les prochains articles plus détaillés. 🙂