Impression d’un flipper (acte 1)

C’est le moment de tenter l’impression d’un premier flipper. Ici, il s’agit d’une version réduite à 6 cm basée sur un modèle Williams.
Ce fut court (et foireux), mais plein d’enseignements :

1. Ne pas mettre en pause l’imprimante.
J’ai voulu voir si ça pouvait impacter l’intégrité de la pièce et la réponse est : oui ! Comme vous pouvez le voir sur la photo, la pièce a cédé à l’endroit de la pause.

Le résultat moyennement convaincant.

2. Prévoir une structure solide.
Quoi qu’il en soit, mon impression était classique et donc fragile (d’autant que j’ai laissé un remplissage interne faible).

Je me suis rendu compte que le contact entre deux parties d’une même pièce imprimée n’est pas toujours fiable et peut se casser facilement (par exemple un petit cylindre posé sur un plus gros). Cela est dû à la surface de contact pas du tout optimisée.

J’ai deux solutions en tête :
– utiliser une clé BTR dans la structure du flipper
– utiliser une technique que j’ai mise en place pour un pied de déshumidificateur :

Pied de déshumidificateur

Ce design permet de mieux absorber l’effort latéral car le cylindre principal est fait d’une pièce avec des supports qui font le pont avec le gros cylindre.

Petite aparté technique sur “pourquoi ça se pète sans optimisation ?”
Et bien je déduis que les fichiers STL que je génère ne contiennent que la “coque externe” de mon objet 3D. Ils ne permettent donc pas au slicer d’optimiser son tracer pour rendre l’objet “résistant”. C’est ballot et je n’ai pas encore trouvé de solution à ça. D’ailleurs s’il y en a une, elle va rendre le design 3D considérablement plus compliqué en intégrant des notions de déplacement de la buse qui concernent normalement le slicer. Ces mouvements sont aujourd’hui définis dans Cura (mon slicer) exclusivement de façon automatique. C’est pourquoi j’ai préféré modifier le design du pied (c’était ça ou le marteau).

Bref, l’impression de mes pieds était un succès et je vais tâcher de l’adapter aux flippers.

3. On peut emboîter des pièces au marteau
Jeff m’avait dit qu’on pouvait le faire, mais ça me semblait un poil bourrin. Et bien si les pièces résistent, c’est tout à fait possible. A noter : j’ai biseauté la partie haute pour faciliter l’insertion.

Les pièces du test (ce à quoi ça aurait dû ressembler).

Prochaine étape : je vais réessayer avec un meilleur remplissage et tâcher d’utiliser la “technique du pied”.

Laisser un commentaire